« Bach / Haendel : en trio »

Le Caprice Baroque

Dimanche 25 mars 2012 à 17h00

Thé baroque dans le Marais

Cave du 38 Riv’

38 rue de Rivoli 75004 Paris – 01 48 87 56 30 – www.38riv.com

Clémence Grégoire (flûte à bec et traverso)
Gayané Doneyan (flûte à bec)
Fabio Falcone (clavecin)

Si de nombreux compositeurs écrivent de la musique pour orchestre ou pour grandes formations, beaucoup reviennent à des œuvres pour des instrumentistes désireux de jouer ensemble de la musique de salon, c’est-à-dire pour un public restreint ou tout simplement pour eux-mêmes. La musique bourgeoise, depuis la fin du XVIIe siècle, est en pleine expansion dans toute l’Europe : il suffit pour cela de voir le nombre de traités écrits pour l’apprentissage de la musique, une pratique toute nouvelle dans l’histoire de la musique. La musique est transmise par les tuteurs ou les domestiques dans les foyers et continue d’être un savoir indispensable dans la bonne société au XVIIIe siècle.

Cette nouvelle vie musicale se développe parallèlement à celle de la cour dans des grandes villes européennes comme Londres, Paris, Leipzig, Hambourg, Vienne, Venise et Naples. Cette période de l’histoire de la musique marque la naissance du concert public, plus adaptée à la bourgeoisie, classe sociale en pleine expansion. La musique ne fait pas seulement l’objet de concerts, mais aussi de soirées à domicile : elle assume la fonction de distinction sociale dans le milieu familial et amical, comme déjà auparavant dans le salon aristocratique, dans les spectacles ou les fêtes.

A l’image de notre ensemble, cette musique est jouée par un petit nombre de participants, souvent issus du même cercle ou de la même famille. La pratique de la musique révèle la position sociale dans une société aux multiples codes.

Le plus important est que les compositeurs ne sont plus soucieux de produire que de la musique pour la cour, mais aussi de la musique pour connaisseurs et amateurs jouant pour leur plaisir.