R.I.P. Kenneth Gilbert (1931-2020)

Figure majeure du clavecin au XXe siècle, le claveciniste, éditeur et pédagogue Kenneth Gilbert, né le 16 décembre 1931 à Montréal, est décédé dans la soirée du 15 avril dans un CHSLD de Québec d’une pneumonie fulgurante, selon son entourage. Kenneth Gilbert souffrait de la maladie d’Alzheimer.

Contrairement à une idée communément partagée, le patronyme « Gilbert » se prononce à la française. Il avait hérité son prénom de sa mère anglophone, mais avait lui-même insisté : « Je suis Gilbert, mon ancêtre est arrivé en Nouvelle-France dans les années 1665-1668 et s’était installé à Neuville, à 10 kilomètres de Québec. Il se considérait de la francophonie d’ici », rappelle Hubert Laforge, ancien doyen de l’Université Laval et recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi qui connaissait le musicien depuis les années 1960.

Kenneth Gilbert était une sommité dans sa discipline. La partie émergée de l’iceberg, ce sont évidemment les disques qui ont popularisé son nom à travers la planète. Et quoi de plus symbolique que d’être le claveciniste auquel l’étiquette Archiv a confié l’enregistrement du Clavier bien tempéré de Bach ? Le legs de l’édition Prix d’Europe 1953, Kenneth Gilbert, diplômé en orgue, piano, harmonie et contrepoint, put se rendre en France, où il fut l’élève de Nadia Boulanger en composition, de Gaston Litaize et Maurice Duruflé pour l’orgue, et où il s’intéressa au clavecin… Lire la suite…

Le Devoir, 17 avril 2020.

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